Pourquoi le libéral ?
Parce que la liberté n'est pas un confort. C'est l'exigence d'assumer ce qu'on fait et pourquoi on le fait.
Né en 1973, photographe de formation, j'ai dirigé ma propre structure pendant cinq ans, avant de me reconvertir dans l'education spécialisée. Après des années en institution, j'ai fait un choix : celui d'agir selon mes propres valeurs, sans les contraintes d'un système soumis à des politiques de financement trop souvent incohérentes, qui demande aux professionnels de s'adapter à sa lourdeur plutôt qu'au terrain. Un système qui, paradoxalement, épuise ceux qui ont choisi ce métier pour être au contact de l'autre et finit par leur faire perdre le sens de ce qu'ils font.
Le libéral, pour moi, c'est l'autonomie d'assumer pleinement ma responsabilité face à ce que je propose.
Ce qui fonde mon approche
Il y a soi, avec son espace intime et souverain. Il y a l'autre, avec le sien. Et entre les deux, un espace partagé où chacun cherche à se sentir légitime.
Se sentir souverain en soi et légitime dans cet entre-deux, ce sont deux ancrages fondamentaux. Deux conditions pour habiter son existence sans avoir à constamment se justifier ou se défendre.
Ce qui m'anime, au fond, c'est ça : accompagner l'autre à se réapproprier cet espace intérieur, à s'y sentir à sa place, indépendamment de ce que son environnement, familial, professionnel ou social, attend de lui. Un individu qui se sent souverain en lui-même, c'est quelqu'un qui peut agir et se relier aux autres depuis un endroit stable. Et ça, c'est pour moi le sens profond de ce travail.
Ce que le terrain m'a appris
Depuis de nombreuses années, je me nourris de tout ce qui façonne l'humain : ses pensées, ses doutes, ses traversées, ses victoires et ses déserts. Pas seulement dans les livres, mais aussi dans les rencontres, les situations, les impasses et ce qu'elles révèlent parfois.
J'ai eu mes propres épreuves. Je les ai traversées, parfois à grand peine, parfois avec grâce. J'en traverse encore. Et c'est précisément ce parcours, avec ses erreurs et ses réussites, qui m'a conduit à une conviction profonde : on ne maîtrise pas toujours ce que la vie amène. On ne peut agir que sur la façon dont on y fait face.
Je dis souvent que la confiance en soi peut se mesurer dans sa capacité à faire face à l'incertitude, parce qu'elle est permanente, toujours là, quoi qu'on fasse. C'est cette conviction que je porte dans mon travail, avec la jeunesse, les parents, les équipes, les professionnels qui traversent leurs propres turbulences.
Parcours
Moniteur Éducateur, puis Éducateur Spécialisé, Diplôme d'État (DEES).
Plusieurs années en prévention spécialisée, au contact de jeunes et de familles en difficulté. C'est là que j'ai compris que les ressources émergent rarement de l'extérieur. Elles sont dans la personne, souvent enfouies sous ce qu'elle croit ne pas pouvoir.
Expérience également en Maison d'Accueil Spécialisée (MAS) auprès de personnes en situation de handicap, et durant des années auprès de personnes âgées, en ADMR. Des contextes et des publics différents, mais toujours cette même conviction sur la relation et la place de l'autre.
Formation à l'Analyse de la Pratique selon la méthodologie APEOS® d'Anne Chimchirian. Apprentissage rigoureux du cadre et de la posture d'intervenant.
Valeurs
Authenticité
Je parle depuis ce que j'ai vécu et compris. J'assume aussi ce que je ne maîtrise pas, ce qui reste en question.
Clarté
Je dis ce que je fais, comment je le fais, jusqu'où j'interviens. En mots simples, avec des attentes ajustées.
Respect de l'autonomie
Vous restez décisionnaire. Je propose des pistes, vous orientez les choix. Les ressources sont en vous.
Rigueur du cadre
Je garantis un cadre strict : confidentialité, neutralité, processus. Vous empruntez librement votre propre chemin.
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